 |
Grenade et la belle ville de Saint-Georges seront pour nous significatives des
mains dans le cambouis. Nous y sommes arrivés vendredi dernier et ne
cessons de nous creuser les méninges et de passer des heures dans les
réparations de toutes sortes.
Baudouin, le moteur increvable de Karrek, ne semble pas avoir apprécié ses
deux ans d’inactivité. Ce sont tour à tour, ou mieux, en
même temps, l’alternateur qui nous lâche, l’arbre qui
chauffe trop, le système de refroidissement qui fuit ou l’apparition
de multiples pannes électriques. Et quand ce n’est pas le moteur
du gros, c’est celui de l’annexe qui fait la grève ! Bref,
tout cela nous freine un peu dans l’aménagement du bateau. Mais
nous ne perdons pas espoir, loin de là. Foc et artimon rejoindront d’ailleurs
bientôt grand voile et trinquette, lors de notre prochain appareillage.
Si les vents sont avec nous bien sûr ! Les installations intérieures
avancent elles aussi, mais doucement. Et que dire de la coque : irréprochable
depuis le début malgré le fort roulis que nous subissons depuis
quelques jours !
Mais avant d’arriver à Grenade, nous avons pu enfin goûter
aux joies de la navigation. Nous quittions en effet l’astillero
de Cumana vendredi dernier, pour le vrai départ du bateau. Escales à Cubagua,
l’île aux perles, à Margarita pour faire les courses et à la
dune géante des îles Testigos pour passer la nuit. Puis, au revoir
le Vénézuela et bonjour les îles anglophones. Nous changeons
totalement d’univers pour passer de l’exubérance sud-américaine à la
sérénité anglaise. Chacun son charme…
Cap maintenant sur Tobago !
|