J'ai repris des couleurs !
Quelques coups de pinceaux et me voilà sorti de l'anonymat !
Je suis de nouveau Karrek Ven, enfant de Douarnenez.

Laissant à son art le peintre en lettres vénézuélien s'activer à recopier
les caractères en usage en Bretagne, presque toute l'équipe est passée
à l'intérieur.
Ces travaux ne sont pas indispensables au retour à la mer, mais servent
à poser câbles et tuyauteries, et à faire les espaces de rangement nécessaire
pour embarquer les affaires actuellement sous deux hangars, sans devoir
tout empiler en vrac.

Deux canaris terminent les cloisons entre carré et poste avant.
Cette cloison est doublée et l'encadrement de l'entrée et fait de solides
madriers, de façon à épontiller le barrot en arrière du mât, barrot qui
subit des contraintes quand le bateau marche à la voile. (Poser cette
cloison permet d'installer le banc de la grande table du carré, et la
bibliothèque. Les livres pourront ainsi être embarqués sans être jetés
en vrac, et la table servir de rangement provisoire.

Rafael et Frangel procèdent à cette installation difficile.
Difficile par la forme courbe dans les trois dimensions de la coque à
cet endroit.

Le chiffre 1 de la photo précédente se retrouve ici. Le photographe est
seulement passé de l'autre côté de cette pièce de bois. Tournant le dos
au carré et au poste avant, on regarde vers l'arrière. La cloison qui
se construit là est la cloison épaisse isolant le moteur. Elle entoure
ici le petit bloc sanitaire. Les deux poteaux les plus éloignés sont l'encadrement
de la porte de ce bloc. On y accède donc par la salle des machines. Au
delà, entre le dernier poteau et le réservoir blanc à gazole se construira
l'établi.

Sur le pont, Cesar termine les superstructures.
On reconnaît l'entrée au poste avant et le grand roof de descente au carré.
On a décidé de peindre ces superstructures au lieu de les vernir :
il en allait ainsi du temps de la pêche, et l'entretien en sera facilité.
Tout ce qui regarde le soleil est en blanc, pour éviter que ne travaille
le bois. Les côtés sont en vert, comme la coque. Deux bancs-coffres pour
ranger cordages et tuyau de la grosse pompe de cale (qui fait lance à
incendie) sont en construction. On les verra la semaine prochaine...
Les hublots améliorent la circulation d'air dans les deux constructions
et contribuent à donner davantage de lumière à l'intérieur.

Voilà, j'ai retrouvé mon nom. C'est magique. On croirait le bateau prêt
à partir.
A noter que la timonerie aussi se retrouvera peinte.
Les cadènes sont toutes posées, prêtes à recevoir les caps de moutons
qui se refont une petite jeunesse.

Ca y est, le peintre vient de terminer son oeuvre.
L'ancien matricule orne de nouveau l'avant du navire.
Le point
Les détails de fin de travail continuent à prendre beaucoup de temps.
Exemple : bien qu'ayant parcouru toute la ville durant une matinée,
nous n'avons pas trouvé de tire-fonds pour les pièces d'écubier. Il faut
donc les faire tourner dans une barre du bon diamètre, puis leur souder
une tête. Le temps de travail s'en rallonge d'autant. Voilà pourquoi le
jour de la remise à l'eau est si dur à prévoir. Il nous faut encore trouver
les passe-coques du bon diamètre pour plusieurs trous d'entrée ou sortie
d'eau dans la coque, objets qui n'existent guère non plus ici. On utilise
donc des raccords de bronze filetés aux deux bouts, avec un gros écrou
de chaque côté. Mais les pas de vis y sont insuffisant, il faut les faire
prolonger... Notre tourneur préféré s'appelle Victor Hugo ! un sympathique
Péruvien.
Moteur, les 3 réservoirs sont raccordés entre eux, aux filtres et au moteur.
Nous sommes donc prêts à présent côté gazole. La bouteille d'air pour
le démarrage à l'air est en place mais n'a pas encore ses raccords au
moteur. Le circuit d'eau de refroidissement est à peu près terminé. Nous
avons donc bien avancé de ce côté. Cela terminé et les écubiers en place,
nous procéderons à une vérification générale de la coque et calfaterons
de nouveaux des endroits où le bordé a déjà séché. Pendant ce temps nous
préparerons la chaîne d'ancre : la nettoyer au feu et la goudronner,
à l'ancienne. L'idéal serait un sablage puis une galvanisation mais l'unique
usine se trouve à l'autre bout du pays et la chaîne pèse une demi-tonne.
Finances
La recherche de donateurs, mécènes, prêteurs, cautionneurs se poursuit.
Nous attendons toujours un nouvel élan de ceux qui suivent cette restauration,
afin de la terminer sans problème et dans les meilleurs délais.

(Lorsque vous passez le curseur sur l'image, vous obtenez la courbe de
la toute dernière mise à jour...)
Naviguer
Les deux séjours de cet été se préparent, excellent stimulant pour presser
les travaux. La suite avec les équipiers aussi se prépare : échange
de messages, précision des positions respectives, recherche de projets
et itinéraires qui satisfassent les uns et les autres. Une forte demande
pour naviguer dans le delta de l'Orénoque au début de 2006, aux pays des
Indiens Waraos. Une autre demande pour, ensuite, une mission de prospection
des îles et îlots habités autrefois par les Indiens dans une zone côtière
de Cuba, avec un groupe d'archéologues anglo-cubains.
Tout cela, bien sûr, dans le cadre de notre recherche générale telle que
la définit le "projet Karrek Ven 2005".
En savoir plus...
Pour aider Karrek Ven, Cliquer ici.
N'hésitez pas à prendre contact
avec nous pour nous suggérer d'autres solutions constructives et
qui vous conviendraient mieux.
Merci...
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