Journal
illustré |
![]() |
|
Les côtes se multiplient
De nouvelles membrures arrivent chaque jour. Quatre de chaque côté, déjà ! Et pas des plus courtes ! Cherchez la membrure... et vous ne la trouverez pas ! Ce n'est pas une création naturelle, mais une ingénieuse réalisation humaine.
PoseSi la pièce a été bien exécutée, la pose est assez simple (sinon, il faut retoucher...). La lourde pièce est apportée au bateau, peinte aux extrémités et sur les surfaces accolées, et glissée à son emplacement. Elle s'appuie alors contre les lattes, comme l'avait fait le tuyau de cuivre. La couche finale de peinture n'interviendra qu'une fois l'ajustement général terminé. Les deux parties accolées sont alors serrées dans un serre-joint et percées ensemble. Une cheville de fer galvanisé est ensuite enfoncée à la masse dans ce trou. L'opération est répétée une douzaine de fois. C'est ce qui fera de tous ces éléments une membrure, solide, prête à recevoir, à l'extérieur, le bordé de coque, et à l'intérieur, les installations.
Le pointLe Karrekvenéthon continue à permettre cette restauration : une "légère brise" et une "petite brise" le font passer cette semaine à 21 566 €uros. C'est heureux car il faut un nouveau chargement de bois, plus important, et de grands boulons d'inox, très chers, pour fixer les membrures aux renforts longitudinaux intérieurs, les "serres", et aux "préceintes" (partie supérieure extérieure de la coque, en vert sur les photos). Cette semaine verra cet assemblage et de nouvelles membrures continueront à garnir les flancs de Karrek Ven. Si les pluies ne sont pas trop fortes, un camion de billes de bois quittera la forêt tropicale pour la scierie, et si aucun cyclone ne rôde dans les parages (c'est la saison) 6 000 énormes clous de bronze au silicone quitteront les Etats Unis pour le Venezuela. Tout converge vers Karrek Ven. Les vieilles chevilles galvanisées de 1943, entre les membrures, ont bien tenu : elles sont noyées dans le bois qui les protège. C'est pourquoi nous en réemployons. Mais, afin d'éviter de pourrir de nouveau les membrures et le bordé (la coque), nous utilisons partout ailleurs des matériaux non oxydables. Comme pour le bois, le matériau est différent de ce qu'il était à l'origine, mais de meilleure qualité. Aidez-nous donc à soutenir cet effort pour une belle restauration en participant, ou faisant participer vos amis, au Karrekvenéthon ! |
||
Consulter les journaux précédents: n°1- n°2 - n°3 - n°4 - n°5 |
||
Avez-vous
des questions à poser sur ces travaux ? Envoyez votre message: |
||