Cyclones vus de terre
Emily est passée tout près.
L’ouragan capricieux a menacé le Venezuela puis, sans prévenir, a disparu…
pour
se rematérialiser plus au nord !

http://www.goes.noaa.gov
Karrek Ven s’était préparé à le recevoir.

Le taud du bateau, 10 ans de service, était bien déchiré.
Comptant le remplacer nous n’avions pas passé de temps à le reprendre.
Mais la toile que nous désirons est introuvable ici en ce moment. Il faudra
en faire venir de Trinidad par un autre bateau. Allions-nous donc conserver
ce taud durant le passage d’Emilie, ou bien le retirer pour préserver
ce qu’il en reste et qui nous protège du soleil et des petites pluies ?
Nous décidons de le réparer. Tout le monde s’y met.
On voit ici Fabio, nouvellement arrivé à bord, Junior et Olivier (ancien
de Karrek venu retrouver son bateau au chantier). A minuit, le taud est
enfin consolidé, prêt à soutenir des vents assez forts. Tout ce qui pourrait
s’envoler ou craindre l’eau a été rentré. Le calage du bateau a été renforcé.
Sommeil léger, réveils fréquents…
A 4 h du matin, quelques gouttes de pluie.
Un noir sinistre dans ce contexte a envahi le ciel. Des lueurs le percent,
semblables non à des éclairs mais à des explosions atomiques. Pas de vent.
Le baromètre est descendu. De toute évidence, Emily n’est pas loin. La
pluie s’arrête, il faut tenter de dormir. Une heure plus tard, les gouttes
ont repris, plus denses. Mais peu de vent, le ciel s’est éclairci, Emily
doit être passée.
Pourtant à midi, le vent forcit, la mer se fait mauvaise.
Qu’arrive-t-il ?
Nous aurons l’explication à Internet.
Emily s’amuse, musarde, arrive ainsi en retard sur les prévisions. Elle
ne fait que venir de passer au nord de Karrek Ven. Le ciel menaçant, inhabituel
de cette nuit, la précédait seulement. De tempête tropicale elle est devenue
ouragan mais ses vents forts ne sont guère descendus jusqu’à notre latitude.
Intéressant avertissement pour la suite. La marina est ouverte aux cyclones.
Si nous y allons terminer les aménagements, il faudra demeurer prêts à
appareiller pour s’abriter ailleurs.
La saison démarre fort : 5e cyclone, alors que nous n’en sommes qu’au
début !.

Une forte pluie « tropicale » a conclu la journée.
Heureuse constatation, le recalfatage de Junior sur le pont qui se desséchait
tient bon. Pas une goutte d’eau ne passe. On peut espérer qu’il en sera
de même de son travail sur la coque. Le voici en tous cas finissant d’installer
la grosse brinquebale, cette pompe traditionnelle particulièrement puissante.

A l’intérieur, Danny s’est lancé dans l’installation des multiples vannes
et tuyaux de cette pompe électrique capable de vider les cales mais aussi
d’arroser n’importe quel endroit du bateau.

Cesar a terminé de mettre l’ancien porte-cabillots de Karrek Ven aux
normes du nouvel agencement du pont. Le plus dur fut de le fixer, sans
tomber au bord d’une planche de pont, au bord d’un barrot, ou sur un clou
déjà posé. On aperçoit, garnissant le bas du mât, la nouvelle « jupe de
grand mât ». L’orage que nous venons de subir a prouvé sa parfait étanchéité.
Tout cela donne un bon aperçu des nombreux détails dans lesquels nous
sommes maintenant. Seule une bonne connaissance de ce bateau et de son
utilisation en mer permettent de conduire ces travaux.

Le premier module de couchettes du poste avant arrive près de son terme.
Les deux espèces de fenêtres permettent l’entrée de la lumière par le
roof de descente. Elles seront, comme le reste de l’intérieur, décorées
de motifs bretons et celtiques (quelques traits en noir donnent ici un
aperçu de leur localisation). A l’intérieur, on distingue les deux bords
des couchettes.

Rafael et Frangel poursuivent l’installation de la nouvelle bibliothèque.
Ils sont grimpés sur les banquettes-coffres de la grande table, Les dossiers
aussi sont des coffres de rangement. Le rayonnage le plus au fond sur
la photo étant large, il comptera deux rangées de livres l’une devant
l’autre. Pour accéder facilement à celle du fond, nous allons tenter de
faire une sorte de porte-bibliothèque comportant ses propres rayons, et
s’ouvrant sur la seconde série de rayonnages.
Le point
Tous ces travaux d’aménagement sont indispensables.
Néanmoins nous aurions pu les faire une fois à l’eau. Juan et Danny continuent
d’ailleurs à réparer les machines de Karrek Ven pour cette prochaine phase.
Nous n’avons pas encore reçu les fonds empruntés pour liquider nos dettes
de chantier et de bois surtout. Espérons que nous n’aurons pas trop d’entrées
d’eau de mer en raison du séchage de la coque qui se poursuit rapidement.
Une petite reprise des dons avec deux chèques d’une bonne centaine d’€uros.
Mais nos dettes et nos besoins de réaménagement restent à couvrir.

(Lorsque vous passez le curseur sur l'image, vous obtenez la courbe de
la toute dernière mise à jour...)
Navigation
Une nouvelle candidature. Toujours des filles uniquement.Il y a vraiment
un intéressant phénomène de société dans cet effacement des garçons dans
l’aventure, traditionnellement masculine. Si elles ne sont pas en politique,
c’est peut-être qu’elles sont à cheval sur de vieilles pistes, ou en mer
!
En savoir plus
sur les navigations...
Rappel : Une nouvelle rubrique Comment ?,
où l'on trouve toutes sortes de recommandations et d'informations
pratiques.
Du nouveau aussi côté images... un film de trois minutes
environ, sur Karrek Ven et ses navigations passées. Un premier
film est en ligne:
Karrek Ven sur
l'Orénoque.
Attention pour pouvoir voir ces images vous devez avoir une liaison Haut
Débit (ADSL) et téléchargé au préalable
sur votre ordinateur QuickTime. C'est par là.
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