Journal illustré
de la restauration

7 octobre 2005
- n°111 -

 

 


Karrek Ven veut sortir !

Un gêneur bleu s’est posé devant lui, affirmant qu’il n’en avait pas pour longtemps, et voilà bloquée la voie vers la mer.
Pourtant nous avons travaillé dur, et le bateau aurait pu retrouver l’eau ce vendredi.
L’annonce en avait été faite, de nombreux amis sur des bateaux divers nous attendaient au week-end dans une baie…
Ce sera pour plus tard.
On voit, sur la photo, le gêneur, puis le travelift jaune, et… le large !

Oh, tout est loin d’être rangé, mais Karrek Ven peut naviguer, au moins en eaux calmes. Notre ami Hollandais, Titus, nous a gentiment avancé de quoi régler chantier et ouvriers, la voie est donc libre !
Enfin, presque. Il faudra attendre, dit-on, mardi pour cette remise à l’eau.
A suivre, donc.

Un système de levage a permis de monter en bloc pas mal de la charge qui restait à prendre. Juan, grimpé sur une autre bateau, écarte la caisse de la coque de Karrek Ven, pendant que d’autres la hissent au guindeau. Elle pèse 3 à 400 kg selon les voyages.

Junior et Danny la réceptionnent.
C’est le lest mobile de batteries que Marion et Solveig essayent de caser dans la cale. Travail épuisant, car il a fallu glisser ces batteries pesant jusqu’à 40 kg loin sous le plancher, entre les membrures Plus de 50 batteries remplies de ciment ont été rangées ainsi, durant deux jours. On pourra bouger ce lest pour rétablir, si nécessaire, l’assiette du bateau, une fois à l’eau. Les pêcheurs, quand ils n’avaient pas encore de glace, emportaient de gros galets qu’ils jetaient en mer au fur et à mesure qu’ils remplissaient le bateau de poisson. La glace, plus tard, servit de lest : au fil du remplissage des cales avec le produit de la pêche, la glace fondait et l’on évacuait l’eau.
La répartition des poids dans Karrek Ven a un peu changé, les bois actuels étant un peu plus lourds que ceux d’origine (bien que gorgés d’eau), le pont et le pavois sont un peu plus lourds, et par contre, nous avons coulé moins de ciment à l’avant et à l’arrière. Le bateau devrait moins jouer le cheval à bascule avec la mer de face, mais peut-être rouler davantage, bien qu’avec plus de douceur.
Les chaînes sont rangées elles aussi, les ancres de secours également. Le bois qui reste est à la coupe : nous le transformons en madriers et planches avant de le charger.
La salle des machines continue de s’organiser, étagères, supports et bâtis ici et là pour recevoir toutes les machines. Le résultat est satisfaisant, on circule là librement, avec accès immédiat à tout.

Devant le réservoir à eau, la perceuse à colonne partage son support avec le petit hors-bord de l’annexe. On peut y travailler directement, sans la bouger de place. Il en va de même du tour à bois, et d’une meule. La scie à ruban et la dégauchisseuse, elles, se montent sur le pont pour travailler, générant trop de sciure pour rester dans la salle des machines.
Les machines à main (perceuse, rabot électrique, scie circulaire, etc.) sont dans deux grands coffres.
Les tuyauteries d’eau ne sont toujours pas posées : la pompe à eau viendra se fixer sur le réservoir blanc ci-dessus. Celles de gaz non plus, et l’électricité n’arrive pas encore dans le poste avant.
Il y aura encore beaucoup de rangements et peintures à faire, une fois à l’eau, mais le moral est bon. La perspective de cette très prochaine libération stimule tout le monde, efface un peu la fatigue.
Dès que flottera Karrek Ven, vous en serez avisés.
Nous sommes très reconnaissants à ceux qui continuent à se décarcasser pour nous trouver les finances nécessaires, et à ceux qui nous avancent de l’argent, en attendant, nous faisant confiance.
Le retour à l’eau se fait ainsi dans de bonnes conditions.


(Lorsque vous passez le curseur sur l'image, vous obtenez la courbe de la toute dernière mise à jour...)


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