Karrek Ven veut sortir !

Un gêneur bleu s’est posé devant lui, affirmant qu’il
n’en avait pas pour longtemps, et voilà bloquée la
voie vers la mer.
Pourtant nous avons travaillé dur, et le bateau aurait pu retrouver
l’eau ce vendredi.
L’annonce en avait été faite, de nombreux amis sur
des bateaux divers nous attendaient au week-end dans une baie…
Ce sera pour plus tard.
On voit, sur la photo, le gêneur, puis le travelift jaune, et…
le large !
Oh, tout est loin d’être rangé, mais Karrek Ven peut
naviguer, au moins en eaux calmes. Notre ami Hollandais, Titus, nous a
gentiment avancé de quoi régler chantier et ouvriers, la
voie est donc libre !
Enfin, presque. Il faudra attendre, dit-on, mardi pour cette remise à
l’eau.
A suivre, donc.

Un système de levage a permis de monter en bloc pas mal de la
charge qui restait à prendre. Juan, grimpé sur une autre
bateau, écarte la caisse de la coque de Karrek Ven, pendant que
d’autres la hissent au guindeau. Elle pèse 3 à 400
kg selon les voyages.

Junior et Danny la réceptionnent.
C’est le lest mobile de batteries que Marion et Solveig essayent
de caser dans la cale. Travail épuisant, car il a fallu glisser
ces batteries pesant jusqu’à 40 kg loin sous le plancher,
entre les membrures Plus de 50 batteries remplies de ciment ont été
rangées ainsi, durant deux jours. On pourra bouger ce lest pour
rétablir, si nécessaire, l’assiette du bateau, une
fois à l’eau. Les pêcheurs, quand ils n’avaient
pas encore de glace, emportaient de gros galets qu’ils jetaient
en mer au fur et à mesure qu’ils remplissaient le bateau
de poisson. La glace, plus tard, servit de lest : au fil du remplissage
des cales avec le produit de la pêche, la glace fondait et l’on
évacuait l’eau.
La répartition des poids dans Karrek Ven a un peu changé,
les bois actuels étant un peu plus lourds que ceux d’origine
(bien que gorgés d’eau), le pont et le pavois sont un peu
plus lourds, et par contre, nous avons coulé moins de ciment à
l’avant et à l’arrière. Le bateau devrait moins
jouer le cheval à bascule avec la mer de face, mais peut-être
rouler davantage, bien qu’avec plus de douceur.
Les chaînes sont rangées elles aussi, les ancres de secours
également. Le bois qui reste est à la coupe : nous
le transformons en madriers et planches avant de le charger.
La salle des machines continue de s’organiser, étagères,
supports et bâtis ici et là pour recevoir toutes les machines.
Le résultat est satisfaisant, on circule là librement, avec
accès immédiat à tout.

Devant le réservoir à eau, la perceuse à colonne
partage son support avec le petit hors-bord de l’annexe. On peut
y travailler directement, sans la bouger de place. Il en va de même
du tour à bois, et d’une meule. La scie à ruban et
la dégauchisseuse, elles, se montent sur le pont pour travailler,
générant trop de sciure pour rester dans la salle des machines.
Les machines à main (perceuse, rabot électrique, scie circulaire,
etc.) sont dans deux grands coffres.
Les tuyauteries d’eau ne sont toujours pas posées :
la pompe à eau viendra se fixer sur le réservoir blanc ci-dessus.
Celles de gaz non plus, et l’électricité n’arrive
pas encore dans le poste avant.
Il y aura encore beaucoup de rangements et peintures à faire, une
fois à l’eau, mais le moral est bon. La perspective de cette
très prochaine libération stimule tout le monde, efface
un peu la fatigue.
Dès que flottera Karrek Ven, vous en serez avisés.
Nous sommes très reconnaissants à ceux qui continuent à
se décarcasser pour nous trouver les finances nécessaires,
et à ceux qui nous avancent de l’argent, en attendant, nous
faisant confiance.
Le retour à l’eau se fait ainsi dans de bonnes conditions.

(Lorsque vous passez le curseur sur l'image, vous
obtenez la courbe de la toute dernière mise à jour...)
Pour aider Karrek Ven, Cliquer ici.
N'hésitez pas à prendre contact
avec nous pour nous suggérer d'autres solutions constructives et
qui vous conviendraient mieux.
Merci...
|