Journal
illustré
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La reconstruction reprendCorriger les erreurs fut riche d'enseignements. Avec un souci plus marqué de la précision, l'équipe de restauration a repris la construction. Des fesses bien lisséesCa y est ! Les membrures de l'arrière ont été mises
au mêmes niveau (le parage). Seuls restent à faire quelques
fignolages qui seront abordés quand toutes les serres seront posées
et que l'ensemble sera donc plus rigide. Grimpé sur l'échafaudage, Carlos présente l'avant-dernière membrure que, de l'intérieur, Wilmer met en place. Ces membrures de l'arrière sont un casse-tête : leurs angles sont fortement marqués (section en losange), les courbures sont importantes, et les vieilles serres bauquières ont joué, ce qui rend l'ajustement parfois hypothétique... Wilmer fixe les remplis de bas de membrures sur lesquels vont s'appuyer les larges bordés du bas de la coque. Ces remplis doivent s'aligner sans heurt (flèche) depuis la râblure d'étambot (surface plane entre les deux courbes en pointillés blancs). Sinon, les planches de bordé auront un air de tôle ondulée, ou bien ne seront pas appliquées à cette structure, l'ensemble perdant alors de la force. C'est ce type d'ajustement qui est le plus difficile à réaliser et qui a demandé le plus de reprises (retouches, voire pièces à refaire). Du rendement sur la quillePresque toutes les varangues sont finalement à retirer, comme nous l'avons déjà signalé, afin de changer le chevillage de la quille et du lest. Pour les retirer, ces vieilles varangues étaient déchiquetées
avec burin et coins, la cheville (1) restait seule, et l'on y soudait
de quoi (2) la faire monter avec des crics. C'était long, pénible
(ces pièces de vieux chêne sont solides et la position du
travailleur à moitié recroquevillée), le fer soudé
(2) se tordait, la soudure lâchait... Il fallait une bonne Quelques coups de scie désolidarisent la varangue de la membrure, et elle est soulevée à babord et tribord avec deux crics prolongés par une barre de fer. Pour que cette varangue entraîne la cheville, un petit morceau de fer à béton (1) est soudé en haut de la cheville en travers de la varangue. Grâce à ce processus, l'équipe de John a retiré
6 varangues avec leur cheville en une journée (au lieu d'une la
veille ! celle du bas de la photo). La nuit a été dure. Un bateau de fer s'est posé à côté de Karrek Ven. Le malheureux sableur a attaqué la rouille (il lui faudra deux nuits et quelques heures de jour pour terminer). Au matin, le sable s'étendait partout comme une couche de neige. Karrek Ven s'était caché sous une capuche géante de plastique... Le pointOn avance. Plus vite que le mois dernier puisque l'équipe a doublé.
Il manque toujours un charpentier de marine et un chef de chantier si
l'on veut terminer pour l'été : faute d'un oeil vigilant
en permanence, des erreurs se commettent qu'il faut ensuite rattraper,
et de la main d'oeuvre reste parfois mal occupée. L'équipe
a maintenant à coeur de bien faire le travail mais de petits problèmes
se posent sans cesse aux uns et aux autres qu'il faut les aider à
résoudre. La restauration, c'est beaucoup plus difficile que la
construction : beaucoup de pièces restent en place avant d'être
changées, guidant le travail, mais le gênant aussi. Les dons continuent heureusement à soutenir notre courbe verte
qui flirte dangereusement avec la rouge. |
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