Le
Journal de Karrek Venn°3 - 14 janvier 2005Revoir le large |
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Lancé à l’eau, il barbota d’abord, étonné de
flotter. Puis il tira des bords, ici et là, il éprouvait
ses voiles. A petites étapes, il s’élança
vers le Levant. Le rythme de l’Océan le reprenait. Au delà d’une île qu’y a-t-il ? Le large.
Quitter l’île de Tobago le relança sur l’Océan.
L’équipage avait programmé des escales à d’autres îles
mais le bateau, lancé, ne s’arrêtait plus. 8 nœuds,
9 nœuds, Karrek Ven, en pleine mer, filait, à la poursuite
cette fois du Couchant, vents alizés en poupe. Le soleil le distança,
il courut alors sur Vénus. Vénus coula sous l’horizon,
il mit le cap sur Lune… Et, lorsque par derrière reparut
le soleil matinal, de nouvelles îles se dressèrent devant
lui, au vent de cette jolie course.
Audrey : Arrivée à bordCumana, première ville post-colombienne fondée au Venezuela
fraîchement découvert. Nous sommes actuellement 7 sur le Karrek Ven: Le capitaine, qui à fêté hier ses 69 ans; Arthur, toulousain de 17 ans apprenant la vie en mer; Solveig, étudiante normande en géographie; Marion, étudiante en histoire (région parisienne); Nerea, professeur de littérature et de langue espagnole près de San Sebastien (Pays Basque espagnol); Marie, ariègeoise vivant dans sa petite maison autonome; et bibi, professeur d' histoire géographie en langue basque au Pays Basque français (Ciboure et Cambo les Bains). A ne pas oublier les deux résidents supplémentaires: Godzilla le chien et le chat, le chat; tous deux noirs. A noter que le chat ne quitte jamais le voilier, il a le mal de terre ! (faire le test de le mettre à terre a pour conséquence des cris stridents et un retour illico sur le bateau dès qu'on le lâche....). Une petite semaine à quai nous permet de prendre nos marques,
de connaître un peu mieux le bateau, de découvrir
le marché de Cumana, de participer aux petits travaux inhérents à toute
escale : courses, petites révisions, réparations, peinture.... Il y a souvent du monde sur Karrek : des ouvriers arrivent chaque jour pour effectuer des petits travaux ; des anciens du chantier viennent rendre visite, des amis du bateau passent... rires ou échanges sérieux sur la société vénézuelienne et sur son célèbre président Hugo Chavez. La marina de Cumana où nous nous trouvons est cossue et possède des douches et toilettes bien tenues! (détail non négligeable) Ce n'est pas immense mais il ya juste en face un centre commercial où la jeunesse dorée de l'Oriente aime à se retrouver : grandes marques, cinéma, cybercafés, restaurants, MacDonald's...Vue imparable d'ailleurs sur ce symbole depuis le Karrek, super... Depuis hier soir, nous sommes deux de plus : Marion, fille de Léo, étudiante
en journalisme à Montréal ; et Judith, étudiante
en langues. Nous attendons encore Sophie, qui nous rejoint demain...
Que de monde et que de femmes !!! ah, ces mecs, que des glandus !!! (propos
d'Arthur) Pour l’arrivée des filles et l'anniversaire de Léo, nous avons organisé un repas élaboré: apéritif, gazpacho, curry de lomito Taj Mahal et crumble agrémenté de crême anglaise, vin rouge. Joyeux anniversaire ! Urtebetetze on !! Aujourd'hui, l'équipage quitte la marina pour les baies de Laguna Grande. Et ensuite ? Au gré du vent ! Peut-être l'Orénoque, peut-être pas... Audrey, Marina de Cumana, le 14 Janvier 2006
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