Journal illustré
de la restauration

28 août 2003
- n°1 -

 

 


Quand Karrek monte à terre.

Cette fois, la restauration de Karrek Ven est bien partie. Les choses n'ont pas traîné. Durant une semaine, nous avions déplacé tous les générateurs, pompes, compresseurs, gros outils, grosses poulies, du poste arrière vers l'avant du bateau pour diminuer le tirant d'eau arrière afin d'être sûrs d'entrer sans toucher le fond du bassin de sortie. Nous avions, en plus, fait de beaux calculs de marée... Mais le bassin s'est trouvé libre à basse mer, il fallait en profiter, quitte à manquer notre tour. Le vent soufflait, Karrek Ven devait avancer assez vite pour pouvoir gouverner et entrer droit dans ce bassin, au risque de se planter sur le fond. Mais tout s'est bien passé.

Il était alors sanglé, et sorti des eaux par une puissante machine.

Moment inquiétant : comment se comporterait le bateau ? Et comment réagirait la machine ? Le bateau pouvait se déformer sous la pression latérale des sangles, et celles-ci lâcher sous le poids. Le chef de la manoeuvre s'interrogeait. Quatre vingt tonnes, les sangles ne sont plus jeunes... Mais là encore, tout s'est bien passé, Karrek voulait vraiment sortir ! "Il est fort votre bateau, nous a dit le chef".

Terre !

Le bateau atterrissait en douceur. Première opération de restauration, sa quille qui commençait à s'arquer avec l'âge était remise droite d'un coup, sous l'effet du poids du bateau, posé à plat. A l'intérieur, quelques portes protestaient, ne fermant plus bien, mais rien de plus. La colonne vertébrale avait accepté de se redresser. Il fut ensuite toiletté à l'eau sous pression, afin de bien montrer ses planches sans les cacher sous des algues, des coquillages ou de la mousse.Et cette journée mouvementée prit fin, Karrek Ven était prêt pour la plus grande opération de sa vie.

Premières révélations

Le jour suivant, une équipe de quatre personnes commençait les travaux. Enlever la peau du bateau (ses planches de coque) pour révéler l'état de son squelette. Un charpentier de marine à tribord et son aide retiraient une première planche...

Les membrures, derrière elle, étaient toutes à changer, trop affaiblies pour assurer une bonne rigidité au bateau ! Ils retiraient ensuite d'autres planches, plus bas et plus haut, afin de mesurer la hauteur de membrure à changer. Plus haut, pas bon. Plus bas, près de la quille, c'est correct. Une autre équipe, avec un autre charpentier et son aide exploraient en même temps le côté opposé.

Mêmes constatations. Les membrures, ont souffert suite à des infiltrations venues du pont. D'où les dégâts plus grands en haut (près du pont) qu'en bas. En sera-t-il ainsi pour toute la coque, de l'avant à l'arrière? S'il faut tout changer, le travail est de taille! C'est ce que nous révélera la suite de cette exploration...

 

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