Au soir rougeoie le pont...
Tout paraît abandonné sur le chantier, mais l’intérieur du bateau est
le foyer d’une intense activité.

Seul élément vivant dans cet univers de métal, adossé à son arbre peuplé
d’oiseaux piaillants et piqué de fleurs qui inlassablement se renouvellent,
Karrek Ven est prêt à s’élancer vers la mer. En l’attente des finances
qui lui permettront prochainement de monter dans le travelift, il s’offre
aux marteaux, tournevis, ponceuses, perceuses…

Dans le carré, Rafael et Frangel terminent la banquette en « U »
de la grande table et la bibliothèque, jouant avec le brun du courbaril
et le crème du pin.
Le grand banc sert de coffre, son dossier contient des placards de rangement.
La base de la bibliothèque est prête. Dans une semaine, ce coin pourrait
être terminé, avec la table de chêne, ancienne, qui reprendra sa place
et, pour fermer le « U », deux bancs-coffres mobiles, prêts
eux aussi. Il restera à faire dans le carré le coin cuisine et le coin
de l’informatique et musique, avec le piano.

A l’avant, les cloisons des toilettes sont finies (tout à gauche), la
« cloison d’abordage » de l’avant est en place (en blanc, au
fond) et, derrière le tuyau de poële qui est en fait le conduit de la
chaîne, s’élabore un premier des trois module de deux couchettes superposées.
Carlos vient de peindre et d’assembler la structure, et contemple son
œuvre.

A l’arrière, côté chambre du capitaine, José termine le revêtement intérieur
de cette double cloison de pin, prenant en sandwich des plaques de polyuréthane.
On va pouvoir y commencer là aussi les couchettes.

Cesar est descendu du bateau avec sa croix, l’ancien porte cabillots
entourant le mât (sur la photo, couché ici sur le côté). Les pêcheurs
avaient plutôt un long taquet double de chaque bord, à la hauteur du mât.On
trouvait davantage un tel porte-cabillots sur des unités plus grandes,
caboteurs en particulier. Cependant c’est bien commode, et cela nous évite
d’acheter encore un bois devenu très cher. Et c’est joli. Nous le réutilisons
donc, en réduisant la longueur des côtés pour dégager davantage la descente
au poste avant.

Voilà Gozila bien intéressé par les nouveaux blocs amoureusement taillés,
polis et huilés par Junior. On voit sur le pont (Gozila s’en désintéresse),
un des anciens, cassé. Les pattes en « Y » sont amarrées à travers le
pavois, près de l’étrave, le plus long cordage part de ce bloc, rejoint
une poulie, revient et repart, constituant le palan qui raidit un marchepied
permettant de circuler de chaque côté du bout-dehors.
Le point
C’est l’attente des fonds pour remettre à l’eau.
Cela ne devrait plus durer mais le bois s’impatiente, séchant au vent
et au soleil. Certes, nous ne perdons pas de temps, aménageant l’intérieur,
effectuant de petites mises au point du moteur, des pompes, complétant
le réseau électrique. La vieille brinquebale est revenue à bord. Cette
pompe à main à gros débit qui partait en morceaux semble prête de nouveau
à un long et infatigable service. Le tour à bois du bateau est réparé,
la raboteuse-dégauchisseuse avance bien, c’est au tour à présent de la
grosse perceuse à colonne. Il restera encore la scie à ruban et Karrek
Ven aura retrouvé son parc de machines. Nous n’y comptions guère, il a
fallu les efforts conjugués de Danny, pour les moteurs, et de Juan pour
les carcasses, pour tout remettre en marche. Ils pourront ouvrir ensuite
un atelier de réparations en tout genre ! Et c’est du solide. Autant
de moins que nous devrons racheter.
Par contre les machines portables sont épuisées et tout l’outillage à
main est mort.
A signaler : la restauration touchant à sa fin, le site est en réfection
et « dégraissage » pour s’adapter à la situation nouvelle. Il sera sans
doute en ligne aux alentours de la remise à l’eau.

(Lorsque vous passez le curseur sur l'image, vous obtenez la courbe de
la toute dernière mise à jour...)
Navigation
Les propositions de navigation de l’été n’ont pas attiré grand monde
pour le moment. Peut-être en raison de l’époque tardive déjà où elles
ont été faites.
Peut-être aussi par crainte que le bateau ne soit pas prêt ?
Etre prêt pour le premier stage nous demanderait de mettre les bouchées
doubles, voire triple, mais pour le second, sauf imprévu à la mise à l’eau,
ce n’est guère problématique.
Nous allons élaborer d’autres propositions, car il nous faut rembourser
les sommes empruntées et les accueils font partie de notre philosophie :
ouvrir ce joli bateau à tous, et permettre à l’équipage qui se charge
d’accueillir, à la fois de se faire hôte et guide, et de contribuer par
son activité à l’entretien de son bateau.
Le programme pour 2005-2006 (destiné pour le moment aux candidats équipiers)
donne déjà des zones et périodes de navigations où l’on peut faire son
choix : Tobago, Orénoque, peut-être le fameux carnaval de Trinidad,
récifs coralliens des Grenadines, Antilles… Cette semaine, deux nouveaux
candidats-équipiers aux premières navigations, à partir de septembre et
octobre.
En savoir plus
sur les navigations...
Rappel : Une nouvelle rubrique Comment ?,
où l'on trouve toutes sortes de recommandations et d'informations
pratiques.
Du nouveau aussi côté images... un film de trois minutes
environ, sur Karrek Ven et ses navigations passées. Un premier
film est en ligne:
Karrek Ven sur
l'Orénoque.
Attention pour pouvoir voir ces images vous devez avoir une liaison Haut
Débit (ADSL) et téléchargé au préalable
sur votre ordinateur QuickTime. C'est par là.
Pour aider Karrek Ven, Cliquer ici.
N'hésitez pas à prendre contact
avec nous pour nous suggérer d'autres solutions constructives et
qui vous conviendraient mieux.
Merci...
|