Les contrats sont-ils remplis ?
A la veille du constat de deux semaines de travail programmé pour paiement
"à la tâche", où en est la restauration ?
A peu près là où nous l'espérions. Ce furent deux semaines remarquables.
Le changement de rythme de travail que se sont imposés quelques uns pour
remplir leur contrat a entraîné tout le monde. On ne paraît plus penser :
"Que fera-t-on quand ce sera fini ?", mais "Finissons pour démarrer
autre chose". Les fortes augmentations salariales consécutives, dès la
première semaine, ont convaincu que nous ne cherchions pas à faire travailler
plus sans compensation. Reste maintenant à ne pas laisser retomber l'intérêt.
En début de semaine prochaine, une nouvelle réunion fera le point
et définira les nouveaux objectifs.

On le voit, la lisse de pavois est complètement posé.
C'était le premier objectif, avec le trou pour l'écubier (passage de la
chaîne d'ancre). Ce dernier ne sera pas fait tout de suite car Wilson,
responsable de ce poste, a dû quitter à mi-semaine pour accompagner son
jeunes fils à l'autre bout du pays, football oblige.

Notre Gotzila vient inspecter les nouvelles portes des "coupées", les
endroits où le pavois est coupé pour faciliter la montée à bord. Elles
sont ici à l'envers. En fait, en dépit de son intérêt certain, non tant
pour la chose mais pour l'agitation des mains et instruments, notre brave
toutou vient surtout de subtiliser aux ouvriers leur gobelet pour boire.

Solide réalisation de Cesar, cette claire-voie est bien dans la note
"solide comme un roc" du bateau. Le "Karrek Ven" (la "Roche Blanche")
ne fait pas mentir son nom. A présent, lorsqu'on marche sur le pont, plus
rien ne tremble. On sent la force de ce fantastique assemblage.

Rafael et Frangel, ayant fini de border le pont, y percent maintenant
des trous. Ils posent les verres et prismes (voir photo dans le journal
87) qui permettent à la lumière d'éclairer l'intérieur.
C'était urgent, on n'y voyait plus rien. Ces carrés de verre, normalement
utilisés sur des terrasses, s'encastrent dans le pont, à cheval sur deux
bordés pour ne pas affaiblir ceux-ci, et reçoivent, sur leur pourtour
supérieur, un cadre de bois qui assure leur étanchéité. Nous avons préféré
utiliser l'asphalte pâteux, plutôt que le silicone, peu fiable sur ce
bois encore vert.

Voici l'effet, par dessous. Un "presse-citron" (c'est ce qu'il y a de
mieux, mais c'est introuvable), et un "cube" de verre.

José, en bas, lance à Saül, à la coupée babord, les planches du petit
plancher des éléments de la future cuisine. On voit la solide structure
de José rendant plate, et donc utilisable, cette partie courbe du bateau.
Viendront côte à côte, depuis le fond, l'appareil frigorifique, la cuisinière,
et les éviers.
Le point

Danny et Carlos continuent à calfater le pont. C'est un long travail.
Il en reste encore environ 2/5. C'est le poste où nos prévisions étaient
les moins justes, beaucoup trop optimistes. On pourra rajouter deux semaines
pour finir. Le pavois, lui, se pose vite. Rafael ses trous de lumière
terminés pour le moment, s'y est déjà mis. Gageons que dans une semaine
il aura terminé.
Cesar a pris du retard dans son programme comprenant la descente à l'avant,
la claire-voie du carré et la descente au carré. Mais là encore une semaine
supplémentaire devrait suffire, s'il n'est pas dérangé dans son travail.
En effet, les structures sont faites, il ne manque qu'à habiller les descentes.
Grâce à la vieille Chevrolet de notre défunt Maître-charpentier Aldo,
Cesar participe activement aux recherches difficiles de matériaux. Nous
avons ainsi pu enfin trouver une fabrique de panneaux de polyuréthane
ignifugé, que nous mettrons en sandwich dans les parois avant et arrière
de la salle des machines. Juan, lui, a encore bien du pain sur la planche.
Il a fini l'installation des commandes à distance du moteur, celle de
son énorme tuyau d'échappement, et va se lancer dans l'installation des
conduites de gazole, d'eau et d'air. Ce sont les derniers éléments qui
nous empêcheraient de remettre à l'eau, avec le guindeau et l'écubier
pour l'ancre et sa chaîne. Il faudrait en fait deux Juan sur un tel chantier.
Capable, attentif, et dans de nombreux domaines annexes de la construction
bois (métal et fibre en particulier), il est sans cesse sollicité par
tous pour l'entretien, la réparation du petit outillage, la fabrication
de systèmes en tubes ou en tôle. Devant le manque d'échafaudages, il vient
d'en refaire deux.

(Lorsque vous passez le curseur sur l'image, vous obtenez la courbe de
la toute dernière mise à jour...)
Légère reprise de la courbe verte, et relatif apaisement de la rouge.
Nos appels du 87 ont été partiellement entendus. Merci à ceux qui ont
commencé à répondre. Il faut poursuivre !
Nous renouvelons donc ici ces demandes :
- faire ou refaire un DON,
- faire un PRET,
- ou encore, proposer votre CAUTION pour 3000 à 5000 €uros
de prêt, afin de permettre à la SamKV un petit emprunt à une banque (remboursable
par un peu plus de 300 €uros pas mois, cela ne devrait pas
nous poser de problème - Renseignements à la SamKV).
C'est urgent, très urgent, pour nous permettre de ne pas suspendre les
travaux, en attendant la rentrée de dons qui s'annoncent, mais plus lointains.
Un stage école de voile sur ce vieux gréement et des séjours de croisières
sont également au programme de l'été, permettant de poursuivre le financement
de la restauration ou de rembourser déjà des emprunts.
Renseignements à la SamKV.
Pour aider Karrek Ven, Cliquer ici.
N'hésitez pas à prendre contact
avec nous pour nous suggérer d'autres solutions constructives et
qui vous conviendraient mieux.
Merci...
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