La regala.
C'est ainsi qu'on appelle ici le pavois.
Mais regalo, c'est "un cadeau".
Le cadeau de fin de restauration ?

Karrek Ven retrouve son pavois (le "bastingage" des terriens). Les 42
jambettes sont à poste, clouées dans la préceinte, et leur base calfatée.
Les quatre grosses pour les béquilles d'échouage, ont été, de plus, boulonnées
à travers bauquière et contre bauquière en haut, sous-bauquière en bas.
La virure supérieure du pavois (la première planche, en haut - pas encore
peinte, sur la photo) est également posée. La "serre" qui lui fait face,
à l'intérieur du pavois (peinte en blanc), plus épaisse, est en cours
d'installation. Restera ensuite à mettre tous les bordés de ce pavois,
et de couvrir le tout par la "lisse de pavois".
A noter sur la photo, l'écubier de tribord, installé pour recevoir la
chaîne d'ancre.

A l'arrière, Danny et Carlos terminent de calfater les jambettes.
Le bel arbre en arrière plan est un "poirier" (Tabebuia rosea), de la
même famille que l'ébène vert qui nous a tant servi sur Karrek Ven.
Il ne donne pas de poires, mais des pois, dans de longues cosses, et surtout,
toute l'année, de jolies fleurs mauves, avec un foisonnement magnifique
à l'époque où il perd ses feuilles.

La forêt de planches qui sèchent pour le bastingage est toujours là.
Nous attendons encore un peu avant de les poser.
Wilson prépare un planche de la partie interne du pavois (la serre), de
5 cm d'épaisseur. Au fond, le "poirier", avec quelques fleurs.

Avant la pose des bordés et serres de pavois, les jambettes sont rectifiées
("parées"), comme le furent les membrures, afin qu'ils s'appliquent bien
contre elles.

Le parage terminé, l'épaisse planche interne est mise en place, courbée
avec des presses, et fixée. C'est en partie sur elle que sera clouée la
lisse de pavois, au dessus (le "couvercle" du pavois).

La lisse de pavois est à peu près horizontale tout au long du bastingage.
Cependant, elle fait un angle qui n'est pas droit, avec les jambettes
de l'avant et de l'arrière. Cet angle est soigneusement relevé à la fausse
équerre, et reporté à babord, au même niveau. Les têtes des jambettes
seront rectifiées en conséquence, ainsi que le haut des premières planches,
interne et externe.

Pendant ce temps, les autres travaux continuent : pose des grands
taquets horizontaux, en travers des jambettes, pour amarrer les cordages ;
hiloires des capots de descente (le tour de ces capots), qui empêcheront
l'eau ruisselant sur le pont de pénétrer dans le bateau ; nouvelle
opération de remise en état des cuves à eau (la première était imparfaite) ;
remise en état du guindeau ; épaisses cloisons de séparation du moteur
et du carré, autour de la descente.
L'indispensable Juan-le-métallo, reprend ici une tête de boulon, en pleine
"zona peligrosa", zone dangereuse. Il ne connaît pas le risque.
Le point.
Comme annoncé précédemment, dans une semaine, nous passerons du travail
rémunéré à la semaine, au travail rémunéré à la tâche. Cela devrait accélérer
un peu le rythme, permettre de mieux définir les opérations restantes,
et, pour le groupe, permettre qu'il se prépare à arrêter : chacun
trouvera là une souplesse d'horaires qui rend possible de chercher d'autres
tâches en dehors du bateau, et de, peu à peu, quitter cette énorme entreprise.
Voici les tâches principales qui seraient à effectuer encore avant remise
à l'eau :
Le pont :
- Pavois et coupées (les "portes" dans le pavois) à terminer.
- Bittes et taquets d'amarrage, porte-cabillots.
- Finir de border le pont, de le calfater, puis ponçage général.
- Installation du guindeau et rénovation de la chaîne de mouillage.
Tout cela sera bien avancé dans une semaine et ne devrait plus demander
longtemps, peut-être encore 2 semaines, soit la fin du mois. Les principaux
artisans en seront Wilson et Rafael, plus Carlos pour le long et pénible
travail de calfatage. Salle des machines :
- Installation des réservoirs à eau.
- Moteur principal du bateau : finir sa révision, ses installations
annexes d'alimentation, filtrage, alarmes.
- Générateur à réinstaller (il est en révision/réparation).
- Installation de 4 pompes et de leur tuyauterie : la grosse brinquebale
extérieure (à réparer d'abord), une bonne pompe à main intérieure (à acheter),
2 pompes électriques, l'une sur générateur (à réparer) et l'autre sur
batteries. C'est essentiellement le travail de Juan. Lui aussi aura là
de quoi faire jusqu'à la fin du mois. - Rayonnages et placards pour les
outils, pièces de rechange, filtres, etc, actuellement stockés à terre.
Nouvel établi. José pourra s'en charger, dès qu'il aura terminé la grosse
cloison salle des machines/carré.
- Reconstitution de la " boite à outils " (le financement, indispensable,
en est à trouver).
Divers :
- Finitions sur la coque et les pièces métalliques (quille, étrave) et
peinture. . Installation provisoire de l'ancien mobilier non détruit et
rechargement du bateau, après tri (livres, outillage, etc). Cela demande
une grosse mobilisation du capitaine + deux ou trois aides.
- Découpe aux machines des gros bois encore nécessaires (nous n'aurons
plus les grosses machines sous la main, après). Découpe des bois de récupération
(chutes du bois neuf et des vieux bois). Encore une participation importante
du capitaine, aides, et César.
Alors, le bateau pourra retrouver la mer. Il restera encore beaucoup
à terminer, installer pour qu'il soit vivable, agréable et en état de
naviguer. Là encore nous avons donné une date limite au groupe :
fin Juin.
A ce moment, l'essentiel devra être fait.
On reviendra plus tard à ce qui ne sera pas encore terminé, au Venezuela
ou ailleurs, peu importe.

(Lorsque vous passez le curseur sur l'image, vous obtenez la courbe de
la toute dernière mise à jour...)
Les dons ont repris cette semaine.
Ils couvrent presque la moitié des frais. Merci à ceux qui nous permettent
ainsi de mener à bien cette restauration dans les règles de l'art.
Que les dons continuent : nous devons, la semaine prochaine, régler
à nos travailleurs leurs prestations sociales, puisqu'ils vont passer
à un autre mode de fonctionnement. Cela représente une majoration des
frais de la semaine d'environ 2000 €uros.
Et si nous mettions en cible cet objectif, et lancions nos dons, comme
des fléchettes ! Chaque don, même modeste, nous rapproche du centre.
Chaque don, plus conséquent, rend plus certaine la trajectoire !
Allons-y !
Résultats sous huitaine...
Renseignements sur le site de la Société des Amis et Marins du Karrek
Ven (SamKV). http://sam.kv.free.fr/
Pour aider Karrek Ven, Cliquer ici.
N'hésitez pas à prendre contact
avec nous pour nous suggérer d'autres solutions constructives et
qui vous conviendraient mieux.
Merci...
|