On récupère

A l’abordage !
Tant de hâte ne se justifie ni par la perspective du butin ni par
la fuite devant la pluie, bien sûr, mais par l’ardeur à
reprendre le travail. Les constructions avancent, et il reste peu de temps
pour terminer.

Presque chaque après-midi la pluie nous arrose copieusement. Les
chiens du chantier cherchent abri sous les bateaux, les charpentiers le
cherchent dans le bateau, ou dans la menuiserie.

Pour économiser le budget argent et temps, on récupère
des meubles, portes, éléments décoratifs, de l’ancien
Karrek Ven.
Ici Cesar réadapte deux portes à glissière pour la
cuisine.

Au premier plan, le « bar », petit comptoir au-dessus d’un
grand plan de travail dans la cuisine.
Au second plan, l’ancienne chambre noire de Karrek Ven est devenue
un lieu culturel très ouvert (voir Journal n°104).
La récupération d’ancien mobilier a bien joué,
là, d’où le vernis et les décorations, pour
le moment inexistants ailleurs.

Là, on récupère les objets intéressants,
en l’occurrence le canon, qui a repris sa place dans la descente
au carré.
Sur la photo de gauche, les lignes nettes du mobilier récent. Sur
celle de droite, l’ensemble vieilli du « Karrek seconde vie
», véritable musée dès l’entrée.
Le musée fait peau neuve, c’est d’époque…

Après ces milliers d’heures de travail, le matériel
s’essouffle. Danny délaisse un moment l’installation
électrique de Karrek Ven pour se plonger dans une ponceuse à
bande qui lance plus d’étincelles que de sciure. Le bobinage
est sur le point de griller. Un coursier rapide fera rebobiner cet inducteur
dans l’après-midi. Coût, 10 euros.
Le point
Pour ne pas devenir enragés à rester encore sur le chantier,
on continue de promener un regard de poète ou de peintre sur ces
enchevêtrements de coques, échafaudages, machines.

La plus grosse facture de chantier vient d’être payée.
Elle sera suivie sous 48 heures du solde encore dû, mettant ainsi
à jour les frais de stationnement de Karrek Ven jusqu’à
fin août. Nous sommes donc vraiment prêts à reprendre
la mer, dès qu’arriveront les sangles de la grosse machine
de transport des bateaux, le travelift.
Néanmoins, les aménagements sont encore loin d’être
terminés, surtout dans leurs détails.
Nouveauté, on s’est attaqués cette semaine au poste
arrière (3 couchettes), pour lequel nous venons également
d’installer une aération avec manche à air sur le
toit de la timonerie, traversant dans un angle cette timonerie, et descendant
jusque dans ce poste arrière. Nous manquons de vent véritable
pour tester, mais cela paraît probant.
Le passage à bord de Francis, ancien de « Karrek Ven seconde
vie », a mis de la rationalité dans l’installation
électrique reprise à présent par Danny qui suit les
schémas du maître, avec un matériel arrivé
de France.
Ni l’eau, ni le gaz ne sont encore installés, et les toilettes
sont en suspens.
La table à dessin et ses étagères, au poste avant,
sont par contre en cours de montage. Là encore essentiellement
avec des éléments de récupération.
Nous avons, cette semaine, réduit quelques interventions de charpentiers.
Notre budget ne se regonfle toujours pas et nous devons tirer dessus.
Si rien ne vient à notre secours, c’est l’ultime semaine
d’embauche de cette équipe que nous abordons à présent.
Il nous faudrait encore en fait au moins 2 semaines de plus, soit un peu
plus de 3000 €uros… ou dix fois 300 !

(Lorsque vous passez le curseur sur l'image, vous obtenez la courbe de
la toute dernière mise à jour...)
Navigation, expéditions.
Avec ce temps de vacances, les demandes de participation n’affluent
pas mais le courant se précise. Le
programme déjà signalé pourra se réaliser,
le nombre d’équipiers actuellement inscrits étant
suffisant (6 + le capitaine).
Il reste cependant des places, la capacité normale d’accueil
étant de 12.
Le bateau sera davantage rempli à partir de la fin de l’année.
Pour aider Karrek Ven, Cliquer ici.
N'hésitez pas à prendre contact
avec nous pour nous suggérer d'autres solutions constructives et
qui vous conviendraient mieux.
Merci...
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