Journal
illustré
| ![]() |
|
Suiffez la cale, le lancement approche !Cependant, après 87 semaines de travaux, ne perdons pas de vue une des raisons de ce long séjour en chantier : l'exploration, la découverte ! Se réveiller au petit matin dans une baie magnifique, courir à terre,
dans les vallées entre les montagnes, bravant les moustiques pour tenter
de débusquer un couple de perroquets, ou observer avec respect un serpent
à sonnettes... Une autre vocation du bateau, plus proche de ses origines, c'est la découverte de la navigation sur vieux gréement. Tout à l'ancienne pour les manoeuvres, pas un winch. Et pour faire le point, à côté des moyens modernes, le traditionnel sextant, le loch, le compas de relèvement... (voire, profitons des connaissances du capitaine, l'astrolabe ou l'arbalète de l'époque des Grandes Découvertes). Sur la photo, Karrek Ven approche d'une île basse vénézuelienne, de corail fossile, La Blanquilla. Le "Karrek Ven", patrimoine national naviguant. Sur la photo, Frangel et Rafael posent les derniers bordés de pont. Junior "pare" le pont : il égalise les surfaces. Nous allons, cette semaine, terminer le calfatage de ce pont et couler du brai dans les "coutures", afin de mettre le bateau enfin à l'abri de l'eau. La saison des pluies menace. Nous sommes dans un bain de vapeur depuis quelques jours : plus de vent, un ciel à demi-voilé, lourd, et 95% d'humidité. Il faut des trésors de patience et d'astuce pour arriver à convaincre l'écran de l'ordinateur de démarrer dans cet environnement. A peine terminé de couvrir, nous faisons des trous : on n'y voit
plus rien, sous le pont ! Les anciens prismes ou cubes de verre sont nettoyés.
Ils seront réutilisés pour donner de la lumière à l'intérieur. La nouvelle descente au poste avant prend forme. Elle a l'aspect de celle du Karrek Ven de la fin de sa période de pêche qui, elle, était en tôle. Sur le dessus, une planche coulisse en suivant le quart de cercle, permettant le passage. Devant, 3 portes qui s'enfilent verticalement (2 sont en place) sont disposées en persiennes pour l'aération. Le guindeau est à sa place, mais pas encore fixé. A gauche, un des deux éléments arrière de la lisse de pavois. Noter sa courbure importante. A droite, le même élément, en place, prolongé par un autre. Le pointActivité fébrile, cette semaine. Stimulé par la perspective d'une meilleure
paye sur ce travail dorénavant "à la tâche", le groupe a travaillé avec
grande ardeur. En un jour, Wilson façonnait et posait un à deux éléments
de pavois. Cette fois, il est allé jusqu'à en faire quatre ! La paye
s'est effectuée en conséquence, ce qui a ravi tout le monde sauf le comptable
du bord ! Nous y gagnons cependant sur le moyen terme : retour
à l'eau plus proche, et frais de chantier réduits d'autant. Suiffez la cale de remise à l'eau !
Sur le plan des finances, les choses ne filent pas si bien. Pour aider Karrek Ven, Cliquer ici. | ||
Consulter les
journaux précédents: | ||
Avez-vous
des questions à poser sur ces travaux ? Envoyez votre message: | ||
|