Nouvelle équipe, espoirs...
Depuis 4 jours la radio locale émet des avis d'embauche de charpentiers
de marine, plusieurs fois par jour. Il s'en présente. Ils voient le bateau,
soupèsent dans leur tête ses membrures, et se sauvent en courant. Les
bois utilisés sur les bateaux locaux sont plus légers et la taille des
membrures est plus réduite.
Pourtant, depuis ce matin une nouvelle équipe travaille à bâbord, tandis
que l'ancienne s'active à tribord.

Les nouveaux
Deux "apprentis" charpentiers de marine ont accepté de tenter l'aventure
pour renforcer l'équipe.
Ce sont des professionnels, mais... de l'ébénisterie !

Plutôt loin de ces grosses pièces ! Ils fabriquent des meubles de
style, tout en finesse, et sont même fondeurs de bronze dont ils font
de jolis objets décoratifs. Sous l'oeil un peu inquiet de César, ils se
sont mis au travail de bon coeur.
Bilan de la journée, la moitié du travail de l'équipe de tribord. Il faut
un commencement à tout et cela relance quand même notre espoir de retrouver
bientôt la mer. Deux jeunes gens sont venus offrir leurs services pour
calfater dès que ce sera prêt, et pour s'occuper de la quille en attendant
(boulons à changer).
Que l'on trouve un charpentier pour aller avec eux et ce sera parfait
(il y a, en même temps les varangues à refaire sur tout le milieu du bateau).

Le trou
Il diminue au fur et à mesure que les varangues "ailées" viennent se
poser sur l'allonge de voûte.
Nous sommes arrêtés cependant dans cette pose par le changement nécessaire
de la partie haute de l'allonge de voûte (en pointillés rouges).

Une bonne nouvelle : nous aurons sans doute l'étrave en gaïac sous
peu, et la partie abîmée de l'allonge pourrait être prise dans le même
arbre, taillée dans la première grosse branche (voir photo journal
19).

Deux vieilles "varangues ailées" attendent pourtant encore leur changement,
encadrées déjà par des neuves. Entre elles, du ciment, et sur le ciment,
le pied du mât d'artimon. Pour les retirer, il faut enlever le ciment,
et que faire du mât... ?
Nous ne voulions pas y toucher avant d'avoir bien amarré les membrures
à l'allonge de voûte pour le bas et aux préceintes (les deux planches
vertes) pour le haut.
C'est presque fait.
Pour faire une membrure
Il faut environ 12 éléments (les allonges).
Le plus léger des éléments pèse 10 kg, le plus lourd une trentaine.
La varangue entière pèse 200 kg. Karrek Ven en porte 8 tonnes, faites
de près de 500 éléments !

Gringalet ou costaud, il faut les faconner puis les poser. De plus, ils
sont souvent taillés un peu plus grands et ajustés peu à peu après plusieurs
présentations...
De plus encore, l'espace moindre à l'arrière du bateau oblige à en assembler
avant de les monter.
Pas étonnant que les charpentiers chevronnés se sauvent en voyant le bateau !
Notre équipe, pourtant, plutôt faite de petits gabarits (á part Cesar),
installe tout cela depuis des mois sans rechigner.

Junior, le plus âgé des apprentis, a déjà bien posé près de 300 de ces
éléments. Depuis quelques jours, il est passé à leur tracé et découpe
et vient, avec tout le respect qui leur est dû, y prendre un gabarit pour
les suivantes...
Le point
Nous avons eu très peur de ne pas trouver à augmenter l'équipe.
Ces premières arrivées de nouveaux travailleurs nous rassurent un peu.
Ils sont maintenant 8. Il en faudrait encore 2 ou 3 pour remettre Karrek
Ven à l'eau en mai ou juin.
Manuel, qui s'occupait du bateau avec son capitaine, est parti vers des
aventures plus personnelles.
Didier, un ancien de Karrek Ven, vient à point nommé le remplacer pour
4 semaines. Et après ? Deux personnes au moins sont indispensables à bord.
Y a-t-il des amateurs ? (Voir sur le site, les "Propositions
d'avenir", via la page des Nouvelles du Bord. Se reporter au sous-titre
"L'Equipe à Bord", paragraphe 1 : "Tout de suite, urgent".)

Joli décollage de la courbe verte porteuse de nos espoirs, cette semaine !
Ceci grâce aux dons de 3 anciens jeunes navigateurs de Karrek Ven et au
fait que nous "roulons" sur notre stock de bois et de boulonnerie inox.
Mais il va très bientôt falloir renouveler les deux : 3 à 4000 €uros...
L'étrave non plus ne va pas tarder : 1000 €uros. Et l'augmentation
du nombre de travailleurs à bord va accroître les dépenses hebdomadaires.
Réjouissons-nous donc de la petite avance prise cette semaine, mais ne
nous endormons pas dessus !
Il faut toujours sérieusement rembourrer le matelas de billets un peu
plat actuellement !
Allons, les 50 000 €uros de dons seront bientôt atteints !
Aidez Karrek Ven à y parvenir.
Comment faire ? Cliquer ICI...
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