Dans la fosse
Le pont est percé de plusieurs ouvertures.
La magistrale combine la descente au carré et la trappe de sortie du moteur.
Nous avons passé la semaine dans cette "fosse".

Pour libérer cet endroit où nous vivions repliés, réfugiés, depuis le
début de la restauration, le pont a été bordé sur toute la partie arrière
du mât.
Nous avons pu alors y installer la table et, toujours insolite au milieu
d'un tel chantier... l'ordinateur (celui-ci en a eu des problèmes d'alimentation,
d'où le petit retard de parution de ce numéro).
On le devine sur la photo, protégé par une housse sombre.

La fosse, la "baignoire". C'est un grand rectangle.
Deux larges poutres parallèles à l'axe du navire, les élongis, s'appuient
sur deux barrots de pont entiers, et supportent chacune trois barrotins,
sur babord et tribord. Tout cela sera retiré.
Les barrots entiers seront changés aussi. Celui de l'arrière sera d'abord
glissé vers l'avant, pour ne pas avoir à enlever le pont au delà.
En effet, commence ensuite une partie du pont refaite il y a 10 ans, sur
laquelle repose la timonerie. Il n'y a pas lieu d'intervenir dessus.
Au niveau inférieur, on distingue la bâche blanche couvrant le moteur
Baudouin DK4, 100 Chevaux, solide compagnon de 50 ans d'âge.
On aperçoit aussi la cuisinière, provisoirement réfugiée dans le fond
de cette salle des machines...

Ca y est, les nouveaux barrots, élongis, barrotins sont en place.
Les deux barrotins centraux ne sont pas cloués mais assemblés à queue
d'aronde et vissés, de façon à pouvoir être retirés s'il faut sortir le
moteur. Ils recevront une trappe qui continuera le pont, mais que l'on
pourra aussi ouvrir.
Devant, là où se tient José, il n'y a pas de barrotins centraux :
c'est la descente au carré.

Le roof de la descente (cf Journal 80) a été reconstruit.
L'ancien en effet avait été attaqué en de nombreux endroits par des parasites
du bois qu'il valait mieux ne pas conserver.
La structure est prête à venir à sa place sur l'avant de notre "baignoire".

Wilson et Alfredo continuent la pose du plat-bord et des jambettes. Celles-ci
suivent la courbure verticale de la coque. Comme pour les membrures, on
en vérifie l'alignement avec une longue règle. En médaillon, une jambette
très large où vient se fixer une béquille lorsque le bateau veut béquiller
dans des mers à marées.
Il y en a deux sur chaque bord, vers le centre de la coque.

Juan continue de percer la coque pour y installer les entrées et sorties
d'eau, gaz, etc. Ici il pose la sortie d'échappement du moteur.

Dans la menuiserie, Emmanuel poursuit la réfection des nombreuses poulies
du gréement. Comme lorsqu'on grimpe à un arbre, plus on progresse plus
les branches se multiplient. Nombreuses sont à présent les "petites" tâches
à accomplir avant de pouvoir remettre à l'eau dans de bonnes conditions.
Le point
Le barrotage du pont est terminé. Son bordage va se poursuivre et ne
devrait pas prendre longtemps. Mais ce sont ces nombreuses "petites choses"
qui à présent nous accaparent l'esprit : ce qu'il faut faire tant
que le bateau est hors de l'eau (les trous de passage comme ci-dessus,
une épreuve d'étanchéité, le système de barre à terminer (circuit de graissage),
installation, voire achat, de pompes, vannes, électricité, système de
mouillage, circuits d'eau et de gazole, remise en marche du moteur...
On s'est penché cette semaine sur celui-ci, avec le concours de notre
ami Hervé de "La Paix Royale" : vidange, nettoyage du carter et du
bloc moteur, tarage des injecteurs, etc. Ce travail va continuer.

(Lorsque vous passez le curseur sur l'image, vous obtenez la courbe de
la toute dernière mise à jour...)
Merci aux nouveaux donateurs (740 €) et prêteurs (600 €)
qui nous permettent de continuer ces travaux que nous allions autrement
suspendre.
Les dons ne sont plus qu'à 410 €uros des 90 000 !
La courbe verte se redresse, cette semaine.
Nous rappelons que des perspectives de dons d'entreprises se dessinent
mais qu'en attendant leur concrétisation, la poursuite de la restauration
repose toujours entièrement sur les dons de particuliers.
Les particuliers disposant de trésorerie peuvent aussi nous aider à attendre
cette concrétisation par des prêts de courte durée sans intérêt à la SamKV.
Une bonne nouvelle qui devrait stimuler les dons : depuis
le début de cette année, 60 % de ceux-ci sont déductibles des impôts des
entreprises, et 66 % de ceux des particuliers. Ainsi les réductions
d'impôts consécutives aux dons seront possibles après
accord de l'administration fiscale actuellement saisie.
Quelqu'un faisant un don de 1000 €uros, peut déduire 660 €uros
de ses impôts. Ce don de 1000 €uros ne lui coûte donc
que 340 €uros.
Renseignements sur le site de la Société des Amis et Marins du Karrek
Ven (SamKV). Ce site, en cours de construction, comporte déjà des pages
très intéressantes. Consultez-le : http://sam.kv.free.fr/
Pour aider Karrek Ven, Cliquer ici.
N'hésitez pas à prendre contact
avec nous pour nous suggérer d'autres solutions constructives et
qui vous conviendraient mieux.
Merci...
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