Journal illustré
de la restauration

19 mars 2004
- n°30 -

 

 

 

Les affaires reprennent

L'étrave arrive !
Un nouveau vent emporte les équipes de la restauration.
Le vent, celui du ciel, risque d'ailleurs de faire de Karrek un bateau-qui-vole !
Des rafales ont soufflé sans arrêt toute la semaine.

L'étrave arrive

Emilio, le forestier vient d'annoncer la nouvelle.
La lune était bonne, il a coupé l'arbre, est très heureux de son aspect.
Les Indiens Waraos chantent, à l'arbre qu'ils coupent pour en faire une pirogue, qu'il va devenir un joli bateau.
On ne sait si chantait aussi Emilio mais, content, ils est venu demander un gabarit de l'étrave.
César et Louis lui en tracent un sur place.

Et tout de suite, le travail commence sur l'avant du bateau.
D'abord redresser les vielles membrures qui se sont affaisées pour retrouver les formes avant de retirer l'étrave.
Un gabarit d'une membrure babord-tribord montre une dissymétrie entre les deux bords.
Le bois a séché, il manque des éléments, pas facile de retrouver les lignes.

Heureusement, babord présente une conservation meilleure que tribord.
On va parer les nouvelles membrures proches, couvrir de listons, et considérer ce côté comme ayant la bonne forme, les bonnes courbes.
Elles serviront de modèle à l'autre côté, de façon à ce qu'on retrouve la symétrie.

Après sablage

Nous sommes toujours les pieds dans le sable.
Notre voisin a juste ramassé en tas le plus gros du sable projeté, pour nettoyer son bateau de ferraille.
Les chiens en profitent pour y goûter, dans la fraîcheur de la nuit qui approche, la tiédeur de ces tas.
Nous allons nous aussi profiter de ces sablages, pour nettoyer nos pièces metalliques rouillées : brinquebale, grosses manilles, etc.

Accrocher les membrures !

Refrain déjà chanté, mais il s'agit cette fois de toute la longueur du bateau.

Il y a deux serres sur chaque bord pour lier entre elles les membrures.
On en ajoutera une près de la quille.
Il y a aussi les bauquières (quatre). Au total 14 serres, soit 280 mètres de planches de 7 cm d'épaisseur à pousser en place après égalisation des niveaux, et solidement clouer.
Juan et Luis-Miguel ont corrigé les erreurs des premières serres qui ne collaient pas assez aux membrures, et maintenant continuent la pose. Une fois le bateau rigidifié ainsi, on pourra sans difficulté bouger ses cales extérieures pour changer les quatre membrures centrales et finir de parer toute la coque pour la border.

Quille !

Pendant ce temps, John et son équipe continuent le changement des varangues avant pose de la nouvelle carlingue.
Ce travail achevé, on pourra déposer le lest et vérifier l'état de la face inférieure de la quille.

Nous avons maintenant une vision claire de l'ensemble des boulons et chevilles traversant:
la quille (1),
le lest de fonte (2) et
la semelle (3), fer plat épais prolongeant le lest vers l'avant et protégeant le bois.
La quille est faite de deux pièces assemblées par un trait de Jupiter (4 - souligné à la craie) qui lui aussi a ses boulons, aux deux extrémités (9).
Les boulons de lest (5) ont été posés à l'origine avant construction des membrures et varangues qui, parfois, reposent dessus (pour nous rendre les choses plus difficiles...). Il y en a environ tous les 50 cm. Les chevilles (6 - pointillés) à bout perdu des varangues (7) sont plus longues au dessus de la semelle.
Noter l'inversion de la position des varangues (7) par rapport aux membrures (8) à mi-bateau : las varangues sont posées en avant des membrures, vers la fermeture des lignes de la coque (donc en avant vers étrave et, se retournant à mi-bateau, en avant vers l'étambot).

Le point et les nouvelles

La construction a bien repris. Cependant, il manque toujours un charpentier de marine, et un chef de chantier. Nous prenons donc du retard. Les charpentiers continuent à défiler, puis se défilent... (deux cette semaine). Le bateau est trop gros pour eux. De plus, notre Wilmer n'a pas paru cette semaine. Une équipe en moins, son aide étant un peu désemparé.
Une bonne nouvelle, cependant, un ancien de Karrek Ven devrait arriver bientôt donner un coup de main. Cela permettra au capitaine-factotum de service tous azimuts à bord et en ville de consacrer davantage de temps à la coordination et au conseil des équipes de travail.
Nous nous sommes résignés à mettre des alarmes dans le bateau et la menuiserie pour tenter de prévenir les vols. Cinq senseurs à infra-rouges qui couvrent toutes les entrées possibles.
Plusieurs demandes de renseignements, cette semaine, pour les expéditions à venir.
(A ce sujet, Lalou, les messages que nous vous envoyons nous reviennent. Quelque chose ne fonctionne pas dans votre adresse email).
Les nouvelles du mois, en ligne très prochainement, parleront des finances, du bateau Karrek Ven, et des expéditions à venir.

(

Pas de dons cette semaine.
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