Journal illustré
de la restauration

17 juin 2005
- n°95 -

 

 

 

A hisser les voiles ?

Non, pas encore.
Mais on ride les caps de moutons, c’est bon signe !
Tout revient donc doucement en place… mais une fois le bateau à l’eau il faudra une révision générale du gréement.
Un palan est amarré en bout de la ride qui passe dans les deux caps de moutons pour bien raidir le tout.

Pour assurer une meilleure tenue des mâts, les cadènes ont été un peu éloignées les unes des autres. Les enfléchures de corde sont alors trop courtes, elles seront remplacées. Les porte-cabillots aussi.
On aperçoit le taud, vieux de 11 ans, aujourd’hui passablement déchiré. Les finances manquent en ce moment pour en faire un nouveau. Dommage, car avec la saison des pluies, on doit tout rentrer sous l’orage. Heureusement, le nouveau pont reste bien étanche.

Le gros travail de la semaine porta sur la chaîne d’ancre, indispensable pour prendre la mer. Il aurait fallu en changer, après 15 ans de service. Mais là encore les fonds manquent (environ 2000 €uros). Nous lui avons donc apporté quelques aménagements, l’inversant ; retirant les tronçons usés.
La faire galvaniser est aussi trop coûteux car il faut commencer par un sablage complet et la faire transporter très loin. Nous l’installons donc sur un lit métallique, avec un bon feu par dessous.

Sans attendre qu’elle soit rougie pour ne pas altérer ses qualités, nous l’aspergeons d’eau brutalement pour faire éclater la rouille. Elle sera ensuite tapée, brossée, lavée et peinte.

La peinture ne servirait à rien, avec les chocs. Nous la trempons donc dans un bac de goudron. Junior, perché sur l’échafaudage, descend doucement puis remonte les boucles de chaîne que Sébastien fait tremper dans le bac. Il faudra plusieurs jours de séchage ensuite, mais ça vient. Le premier des deux tronçons pourrait déjà rentrer dans la cale. Nous en sauvons ainsi environ 60 mètres. Il faudra cependant, dès que possible, faire venir des Etats-Unis ou d’Europe une nouvelle chaîne de 100 mètres.


A l’intérieur, nous reprenons quelques éléments de renfort de structure. Ici, à l’avant, (on voit le côté intérieur de la quille en 2), il s’agit de maintenir solidement à leur place et entre eux les deux grosses pièces de bois (1 et 1) où sont percés les écubiers. Cet élément de bois dur (marron) est chevillé à ces pièces et à la quille. Les nouveaux règlements et la quantité de conteneurs qui tombent chaque année à la mer et restent entre deux eaux obligent à renforcer l’avant et à construire une solide cloison étanche. Celle-ci est en cours de construction, nous la verrons la semaine prochaine. En 3, une membrure. En haut, on aperçoit une autre grosse pièce de liaison entre les deux côtés du bateau. Les chevilles (deux dans la quille et une de chaque côté) ne sont pas encore peintes en blanc. Il y a encore, au-dessus du pont, une pièce semblable. En bas, la liaison forte entre les deux côtés est assurée par une varangue épaisse, liée aux membrures.

L’aménagement intérieur se poursuit.
Les parois des toilettes du carré sont terminées. Cela permet de construire l’atelier. Les grosses planches de l’établi (en splendide bois d’amarante) sont présentées mais pas encore fixées car on construit d’abord les casiers, placards à outils et tiroirs qui vont au fond et au dessus.

Le point

Nous ne pressons plus trop le rythme de ce qui doit être fait pour remettre à l’eau, faute de crédits. Nous devons en effet régler 3000 €uros au chantier avant remise à l’eau, 700 à l’atelier qui a reconditionné le générateur devant activer la pompe principale. Il faut au moteur pour démarrer et faire donc les essais, de nouvelles batteries, 300 €uros, absents aussi de la caisse. Nous avons même dû réduire notre équipe de 3 éléments.
Les finances sont dures, très dures en cette fin de restauration.
Nous surveillons donc la coque pour voir si elle ne se dessèche pas trop, peignons beaucoup pour protéger le bois, huilons le pont régulièrement, afin que le travail effectué ne souffre pas trop de ce retard.
Et bien sûr nous poursuivons les aménagements.
Le carré avance bien. Nous devrions bientôt pouvoir réinstaller la bibliothèque autour de la grande table, et en face la nouvelle cuisine, encore que là il faudra se contenter pour le moment des vieilles casseroles ! Et surtout de la vieille gazinière qui n’a plus qu’un feu et a perdu son four.
L’installation complexe de tuyaux et vannes de la pompe principale se poursuit. Cela paraît inspiré de l’architecture externe du centre Beaubourg. Nous aimerions lui adjoindre une motopompe. Elles ne sont pas taxées ici et nous en avons trouvé une petite à moteur diesel (rare) pour 600 €uros. Mais comme nous ne les avons pas pour le moment nous nous contentons de préparer ses tuyaux. La grosse brinqueballe du pont est en cours de réfection aussi. Elle était usée « jusqu’à la corde »…
Les hublots sur le pont sont en cours d’installation. Les pluies nous poussent à les terminer vite, mais les matériaux (bronze, verre courbe) sont dur à trouver et chers.
Juan est entièrement mobilisé par la fabrication artisanale de boulons.
Pour remettre à l’eau, il ne manquerait plus qu’à terminer l’installation des pompes, de la génératrice, et les essais moteur… mais aussi à payer les créanciers !



(Lorsque vous passez le curseur sur l'image, vous obtenez la courbe de la toute dernière mise à jour...)

Navigation

Il reste un mois pour préparer le bateau pour le premier séjour prévu.
Si les finances arrivent, c’est encore faisable.
La « rentrée » de septembre ne devrait pas être retardée, elle, d’autant plus que les équipiers peuvent prêter main-forte pour terminer ce qui devrait l’être.
Un petit avis à ces candidats : l’ordinateur du bord refuse de continuer son service depuis plusieurs jours. Nous n’avons donc plus adresses ni courriers, d’où nos silences. Nous en avons un double pour les plus récents sur Internet, mais le temps nous manque pour en effectuer la récupération rapidement.
C’est cependant en cours.

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