Journal
illustré
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On finit de déborder, on n'en finit pas de reborder !Border, c'est une aventure sans cesse renouvelée. Bordé de GalbordRappelons que "border", c'est fixer des "bordés" (planches de la coque) sur les membrures. Le peintre inspiré qui, il y a 8 ans, écrivit sur ce mur NSD CANDELARIA
(Nuestra Señora de la Candelaria - Notre Dame de la Candelaria)
avait eu une vision prémonitoire. C'est effectivement la Vierge qu'il
faudrait révérer ici, "la candela" étant le feu, celui que nous avons
introduit sur ce chantier pour étuver et courber les planches... Tout le groupe se précipite pour très rapidement "accoster" (appliquer
sur la structure de membrures et varangues) ce bordé dit de galbord. Il
avait cette largeur à l'origine (40 cm) et cette longueur (7,60 m). Redisons
que l'autre élément qui le prolonge à l'arrière, est déjà en place. A
l'avant, il est glissé sous une mâchoire de bois et accosté avec trois
crics, au milieu avec de gros serre-joints et des étais avec coins de
bois, et à l'arrière un palan à chaîne et un tire-fort. Opération réussie. La planche a pris sa forme, celle d'une pirogue indienne !
Fini de déborder Le dernier vieux bordé va tomber. Lui aussi est épais (7 cm), car il
fait partie de la préceinte, en haut de la coque. Cette belle planche
de chêne qui ne doit sa pourriture, très localisée, qu'à l'oxydation des
clous, résiste. Il faudra quatre heures pour la décrocher. Pas fini de border !Juan et Carlos, attentifs, soutiennent un bordé en cours de pose. Les bordés ordinaires sont moins difficiles à poser. Ils sont plus étroits (18 à 20 cm) et moins épais (5 cm). Ils sont présentés à bras d'homme, ou bien hissés par des cordages. L'extrémité la plus courbe est fixée, puis on accoste doucement le reste, avec palans et serre-joints. Tâche délicate, le bois ayant tendance à se rompre quand la courbure est importante. Comme pour le bordé de galbord, on retire ensuite la planche pour faire les petites corrections qui s'imposent (les planches doivent se toucher entre elles côté intérieur pour ne pas que l'étoupe de calfatage passe à travers la coque). Elle est ensuite peinte, représentée et clouée en place. Tandis que les apprentis clouent le bordé, les maestros préparent le suivant : mesures sur place notées sur un liston posé après cela sur la planche. Les mesures sont reportées sur cette planche, découpée ensuite. Il faudra encore lui donner sur les chants les angles nécessaires à une bonne liaison entre deux planches et, intérieurement, creuser la courbure de la membrure. Nous en reparlerons. A terre, la sciure jaune-vert de l'ébène vert se mêle à la mauve de l'amaranthe employé pour les hauts. Reste encore à faire de ces planches posées les unes au dessus des autres une coque lisse. C'est un travail long où la main s'avère le meilleur oeil. La caresse décèle infailliblement les bosses, le manque de rondeur. Le pointCette nouvelle page de la restauration se passe bien. La pose de nouveaux
bordé tous les jours encourage chacun. On sent même parfois une certaine
émulation entre les équipes. 720 €uros de dons cette semaine, un grand merci, la verte
continue sa reprise. Nous avons simplifié et précisé la procédure de donations. Cliquez ICI. |
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