Va, la nave, va !

C’est parti ?
A hisser la grand-voile…
Les cordages du gréement ont retrouvé leur place, avec les
poulies, refaites en partie ces derniers jours.
Tout fonctionne, la hune même est à poste, histoire de naviguer
à vue dans le corail.

Cependant Karrek Ven est toujours au chantier. A-t-il hissé les
voiles pour sauter dans le travelift qui le nargue en face de lui ?
Mieux ne vaut pas. Le prêt bancaire pour régler le chantier
est arrivé, mais… les sangles neuves de l’engin de
transport sont trop faibles. Elles viennent d’être retirées,
il faut attendre les nouvelles.
Attendons donc, nous avons à faire, de toute manière.

Olivier, ancien de Karrek Ven, et son ami Fabio viennent de terminer
leur séjour à bord, par un rangement et tri des clous, vis,
boulons, pièces diverses de moteur et du bateau. Travail indispensable
pour ne pas rembarquer n’importe quoi d’inutile. Comme dans
les déménagements…
Il reste encore beaucoup, beaucoup à trier !
Et les candidats ne se bousculent pas.

Et dans le ventre de Karrek Ven, imperturbables, les charpentiers devenus
menuisiers construisent des meubles, placards, tiroirs. Trier n’est
pas tout, il faut ranger ensuite.
Cesar et Alfredo ont bien avancé la section cuisine (voir aussi
ci-dessous la 6e photo). La coque a un vaigrage (doublage à l’intérieur)
partout où viennent des rangements, afin d’éviter
la chute des objets le long de la coque, et jusque dans la cale. Il est
fait de lattes espacées qui permettent de repérer une éventuelle
fuite d’eau le long de la coque. Il est vissé (inox), et
non cloué, pour pouvoir être retiré au besoin.

Dans la salle des machines, les meubles aussi continuent de se construire.
Ici, Saül installe de bons tiroirs avec compartiments pour les vis
et clous d’Olivier…

Le plancher de l’ « armoire bretonne » est
fait. C’est lui qui servira à poser les ordinateurs. Trois
postes seront utilisables.
Entre cet endroit et les éviers de la cuisine, une cloison, bien
sûr, mais pas trop haute : de quoi éviter les projections
d’eau, tout en permettant au travailleur du virtuel de passer la
main pour attraper une banane…
Sur la grande paroi du fond, un placard à dossiers permettra le
rangement d’une partie (seulement) des très nombreux dossiers
du bord, photocopies d’articles, etc., le tout concernant surtout
la zone caraïbe et les Indiens.

Le puit de lumière que constitue la descente au poste avant éclairera
une table à dessin et arts graphiques en général.
Des éléments du Karrek Ven précédents sont
réutilisés là aussi (comme, dans le carré
l’ « armoire bretonne »), adaptés aux
nouvelles conditions. Les décorations seront refaites partout,
dans un style plus vigoureux, du genre de l’actuelle timonerie :
quelques entrelacs, animaux stylisés, trisquels originaux, tout
cela tiré de la mythologie celtique.
Merci aux trois groupes de personnes ayant envoyé des motifs.
Plusieurs serviront ici.
Le point
Plus rien donc ne s’oppose à présent à ce
que Karrek Ven retrouve son élément marin. C’est une
grande joie, mais nous attendrons, pour faire la fête, de nous convaincre
par la pratique qu’il flotte sans problème !
Même en se redisant qu’il ne peut en être autrement,
restent quelques interrogations sur son nouveau comportement : le
nouveau bois n’a pas la même densité, les poids sont
donc répartis un peu différemment, le lest de béton
aussi a été modifié, etc.
Vivement donc l’arrivée de ces sangles du travelift, que
nous passions à la grande épreuve-test.
Un nouvel essai moteur a été probant : l’eau
circule bien, la bouteille d’air comprimé se charge, et les
batteries aussi.
Le problème épineux demeure le financement du reste, et
le remboursement des dettes en suspens. Karrek Ven n’est pas un
puits sans fond, qu’on se rassure. Et les emprunts ont leur plan
de remboursement.
Cependant, dans la construction d’un bateau, on croit souvent en
avoir fini avec les plus gros frais lorsque la coque est terminée.
Pas du tout ! L’équipement représente bien autant.
Nous avons la chance d’avoir les voiles (celles que nous avons envoyées
sont toujours excellentes) ; les cordages (quasi tous neufs), l’équipement
de navigation, toujours bon sauf la radio que nous sommes en train de
changer.
Mais les simples constructions intérieures reviennent actuellement,
matériaux et main d’œuvre, à 1500 €uros
par semaine. Et cela devrait se poursuivre jusqu’à l’appareillage
final (normalement fin septembre, le bateau devant alors quitter le Venezuela,
son permis de séjour terminé). Soit 6 semaines, un bon délai
pour finir l’essentiel.
En fait, il ne nous reste aujourd’hui que de quoi tenir 2 semaines.
Il manque donc 6000 €uros pour terminer ces aménagements.
Les trouverons-nous ?

(Lorsque vous passez le curseur sur l'image, vous obtenez la courbe de
la toute dernière mise à jour...)
Navigation, projet Karrek Ven.
Pas de changement au programme annoncé : suite des aménagements
jusqu’en septembre, navigations d’apprentissage et de découverte
en septembre-octobre.
Puis, expédition archéologique à Tobago, suivie de
l’expédition Orénoque à partir de décembre.
En savoir plus
sur les navigations...
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qui vous conviendraient mieux.
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