Retour en Arrière ?
Bien au contraire !
Devant la perspective d’un proche retour à l’eau nous reprenons certaines
coutures : le bois a séché un peu, retasser l’étoupe est nécessaire.
On retire le mastic, puis on renfonce l’étoupe au fer à calfat avant de
remastiquer.
Seuls des bordés exposés au soleil et au vent dominant paraissent affectés.

Notre plus grande crainte pour une remise à l’eau était la vétusté des
sangles du travelift.
Un jeu entier de nouvelles sangles vient d’arriver.
Ce bateau de fer, plus lourd que Karrek Ven, les éprouve.

Du coup, les derniers travaux à faire avant de quitter le chantier s’accélèrent.
Danny installe les graisseurs d’arbre d’hélice et de gouvernail sur la
cloison entre salle des machines et poste arrière. Le gros serpent noir
est le col-de-cygne (quel cygne !) de la sortie de l’échappement moteur.
Le poste arrière, la « chambre du capitaine », est le seul endroit où
les travaux d’aménagements n’ont à peu près pas commencé.
Seule l’échelle à la timonerie a été faite, ainsi que les éclairages à
travers le pont.

Tout à l’avant s’installe la cloison dite d’abordage, obligatoire aujourd’hui.
D’épaisses planches (1) de 5 cm de bois dur (ébène vert) s’appuient sur
une solide structure (2), sur les membrures, la varangue et le barrot
de pont. Un passage en haut permettra d’y stocker des voiles et cordages
et d’entretenir ce compartiment. Le Karrek Ven d’origine avait aussi à
l’avant un volume semblable de stockage du même genre. En 3 une épontille,
aidant le pont à supporter le guindeau. Au long court un gros tube d’acier
inoxydable (4) permettant à la chaîne de se ranger dans la cale.

Rafael poursuit avec minutie la construction des banquettes du carré
et de la bibliothèque. Travail soigné, en joli bois qui sera verni. Des
deux épontilles seule la blanche est définitive. Ce grand espace du carré,
l’ancienne cale à poisson, ne pouvait rester sans épontilles pour le pont.
Elles se logent, on le verra plus tard, dans les aménagements avec naturel.

La claire-voie du carré est terminée, Elle reçoit ses couches de peinture.
Toutes les superstructures regardant vers le ciel sont en blanc, afin
de refléter le soleil et protéger ainsi le bois. Les parties intérieures
sont aussi en blanc, pour donner davantage de lumière. Les parties verticales
sont en vert.
La timonerie n’a pas encore été repeinte ainsi.
Le pont et quelques éléments gardent leur bois naturel.

Ces jolis hublots de bronze agrémentent, éclairent et aèrent les descentes.
Il y en a deux dans la descente au carré, un à l’arrière de la timonerie
et celui-ci dans le poste avant. A travers, on aperçoit les gros engrenages
du guindeau.
Le point
Le travail strictement de chantier est quasiment terminé.
Seules nos dettes (voir journal de la restauration précédent) nous retiennent
encore à terre. Les sommes nécessaires ne sont pas grosses au regard du
coût de la restauration (environ 8000 €uros), mais nous ne
les avons pas…
Si nos lecteurs nous accordaient quelques dons ou prêts, cela serait vite
réglé…

(Lorsque vous passez le curseur sur l'image, vous obtenez la courbe de
la toute dernière mise à jour...)
Navigation
Les séjours proposés restent à l’affiche. D’autres pour les fêtes de
fin d’année seront bientôt offerts. Le premier équipage est en train de
se constituer. Deux candidates et deux candidats proposent de rejoindre
dès juillet ou septembre, trois d’entre eux pour une année. Un groupe
de 4 à 5 est toujours partant pour l’Orénoque, nous rejoignant cet hiver.
Le projet définitif n'est pas encore établi. Nous verrons avec les candidats.
Les choix sont divers et tentants, entre les Antilles, l'Orénoque, l'Amérique
centrale et Cuba ou se prépare un intéressant travail de prospection
de sites archéologiques dans un archipel au nord de l'île, en collaboration
avec une équipe d'archéologues anglais et cubains et les communautés
de pêcheurs locales.
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