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Restaurer la mémoire
Le passé ressurgit(les 3 photos ci-dessous proviennent d'une collection Marcel le Bihan, ultime patron du Karrek Ven). Les anciens marins-pêcheurs du Karrek Ven ou leurs enfants retrouvent leur bateau. Grâce au site Internet, grâce à une question parue dans le Chasse Marée, ils nous contactent et nous pouvons nous lancer dans une autre restauration, celle de la mémoire du Karrek Ven. Jean-Pierre, fils du patron Maurice Drevillon, a reconstitué avec ce dernier le plan des aménagements du bateau. A cette époque, le thon n'était plus séché sur le pont et entreposé dans la cale, mais mis en glaciaire (20 tonnes de glace chargées au départ). Le bateau comportait deux compartiments-logements, à l'avant et à l'arrière. 10 couchettes à l'avant, dont 4 doubles, et 6 à l'arrière. On descendait dans le poste arrière par une échelle débouchant dans la timonerie. C'est dans la timonerie que se faisait la cuisine. Dans le pic avant, un rangement de poulies, cordages... Jean-Louis Jacquin, fils du voilier-armateur du Karrek Ven Eugène Jacquin,
possède de nombreux documents comptables, des rapports, des échanges de
courrier concernant ce bateau. Il a fait parvenir à la Société des Amis
et Marins du Karrek Ven (la SamKV) plusieurs documents passionnants. A
travers eux le passé de Karrek Ven reprend vie:
- On peut suivre ses 52 campagnes de pêche, au thon toujours, au maquereau
assez souvent et à la sardine dans les premières années. Une semaine recentréeContrairement à ce que nous annoncions, nous avons réduit l'effectif cette semaine. Le bois n'étant toujours pas arrivé, il n'y avait pas de travail pour tous. La quille continue à se faire soigner. Les deux grandes parties du lest ont été reposées, mais pas encore boulonnées: les boulons sont à l'atelier de tournage, et nous envisageons de les galvaniser nous-mêmes ensuite, faute d'industrie de ce type ici. Reste un petit tronçon de lest à l'arrière, dont s'occupe Francisco. A l'avant Luis-Miguel démonte la "semelle", une pièce de bois protégée par un fer plat, qui se change périodiquement sur les bateaux sans que la quille soit touchée. C'est cette semelle qui "prend" dans les talonnages ou qui subit l'attaque des vers. Celle de Karrek Ven est affaiblie en certains endroits qui ont commencé à s'écraser à la suite de ces 8 mois hors de l'eau . Le fer plat est maintenu en place par de beaux clous forgés à partir d'un fer rond : tête façonnée en cône, et cors aplati à partir de la moitié pour trancher les fibres du bois au lieu de les écarter comme ferait un clou rond. Le pointLe nouveau bois arrive enfin.
Un don de 400 €uros permet à la courbe verte de planer... mais le bois, cette fois, arrive, avec un coût annoncé de plus de 3000 €uros ! Help ! |
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